Torino Turistica



Le Grissin de Turin

Production industrielle - Ambassadeur dans le monde
Son histoire et le cycle de production

Grissin L'ambassadeur du Grissin turinois dans le monde est le Grissin Industriel étiré, avec toutes ses variantes: rubatà, moulé et intégral.
Pour pouvoir assurer cette énorme diffusion au grissin on a dû obtenir, d'abord, un produit industriel qui ressemble le plus possible à celui artisanal, qui conserve dans le temps, ses caractéristiques organoleptiques et qui puisse être présenté toujours affriolant et apétissant sur n'importe quelle table.
Ce résultat a été obtenu en adoptant une technologie industrielle qui, s'inspirant à la technique artisanale traditionnelle de production, a su la reproduire en manière appropriée.
Mais le constructeur des installations de production du grissin devait être, à son tour, un expert dans le domaine de la panification, en mesure de traduire, tel quel, le travail manuel d'étirage, en travail mécanique. En d'autres mots, la machine devait s'adapter à la pâte du grissin.
Un autre préalable indispensable a été la recherche, la sélection et l'analyse constante des matières premières à utiliser pour la pâte: à partir de l'eau jusqu'au type de farine, aux graisses alimentaires et aux autres ingrédients. La technologie moderne a offert une contribution déterminante par:


Les recettes

Comment on le produit

Le grissin etiré et rubata - 'L ghersin stirà e robatà Son histoire et la recette En 1666 voyait le jour à Turin le Duc Victor Amédée II qui deviendra en 1713 le premier Roi de la Maison de Savoie.
Victor Amédée était un enfant chétif et souffreteux et sa mère - la seconde Madama Reale - soucieuse de la santé de son fils avait consulté un médecin qui jouissait, à l'époque d'un grand renom: don Baldo Pecchio, de Lanzo Torinese.
Ce dernier eut un trait de génie et diagnostiqua au jeune duc une intoxication alimentaire - la gastro-entérite de nos jours - provoquée par l'ingestion de pain infecté par des bactéries intestinales pathogènes. Il faut dire qu'à l'époque, le pain que l'on appelait ghessa, ou grissia n'était assurément pas produit dans des conditions hygiéniques optimale: on le cuisait très peu et très mal.
Don Baldo qui se souvenait encore de certaines "grissiette" bien cuites que sa mère lui préparait lorsqu'il était enfant et souffrait de la même maladie intestinale, ordonna au boulanger de la Cour Antonio Brunero de préparer un pain très mince et bien cuit, mieux encore "bis-cuit" afin de détruire grâce à une parfaite cuisson, tout micro-organisme présent dans la pâte.
Le résultat fut un produit impeccable du point de vue de l'hygiène et sans bactéries: le grissin.
L'histoire raconte qu'avec ce pain, le médecin alimenta son noble patient et le guérit.
De la ghessa on passa donc au ghersin (petite ghessa), ensuite italianisé en grissino. Ainsi naquit le grissino et à Turin fut attribuée l'appellation de Grissinopoli. Comme nous l'avons dit plus haut, Victor Amédée II - le miraculé du grissin - devint ensuite le premier Roi de la Maison de Savoie. La dynastie consolida rapidement sa position et, en privilégiant le Piémont elle posa les jalons du Risorgimento italien et du Royaume d'Italie qui suivra. On pourrait donc dire qu'après le grissino est né le Risorgimento italien! Ce cèlèbre pain turinois que Napoléon appréciait et appelait le petit bâton de Turin, ne tarda pas à se diffuser et à conquérir le monde entier en devenant le Pain des Rois et le Roi des pains.

Ler recettes

Le grissin Etiré de Turin

Note: Pour produire les grissins étirés on doit utiliser uniquement de la farine de blé tendre au gluten très élastique qui permet d'élonger la ficelle en la tenant soulevée.

Propriétés organoleptiques du grissin étiré

Arôme délicieux, saveur délicate, exclusive. Couleur pâle, dorée. Sablé et croustillant. La forme cylindrique est irrégulière, par suite de l'allongement manuel.

Le Grissin Rubatà de Chieri

On procède comme pour le grissin étiré, sauf pour ce qui concerne l'opération d'étirage. Pour produire ce type de grissin on allonge la baguette en enroulant la pâte avec les mains (jusqu'à près de 40 cm.).
Sur la pâte restera donc l'empreinte des doigts du boulanger. En plus, ces grissins ne sont pas rompus après la cuisson.
Pour ce qui concerne la farine, on peut également utiliser, pour les rubatà, celle que l'on utilise normalement pour le pain car l'étirage se fait par la simple pression des doigts.Propriétés organoleptiques de rubatà Arôme délicieux, saveur plus ressemblante à celle du pain. Couleur pâle-dorée. Moins sablé et croustillant. Le grissin présente les petites bosses dues à la pression des doigts.